Lexus Stories

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Il y a ceux qui disent : « On aura tout vu tout entendu ! » Et Il y a vous : « I just can’t get enough » : le ‘sens’ de l’avenir.

Il y a ceux qui disent : « On aura tout vu tout entendu ! » Et Il y a vous : « I just can’t get enough » : le ‘sens’ de l’avenir.

Dans la RX Le studio mobile de Mark Levinson

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Portes et vitres fermées, check. Ceinture, check. Connexion bluetooth, check. Ne restait qu’à se faire balader dans les rues londoniennes. Ça allait être sensationnel, une escapade en Lexus RX, dans ce havre verdoyant qu’est la capitale anglaise à l’éveil du printemps, longer Hyde Park en hochant la tête sous les beats sophistiqués des derniers hits du moment. Rien de plus fascinant que de se laisser griser par les productions des petits sorciers du son à l’œuvre dans l’ombre de Kanye, Drake, Rihanna ou Beyonce. On s’était renseignés, 15 enceintes et un système labellisés Mark Levinson, l’ingénieur du son qui construisit la table de mixage pour Woodstock, en 1969, allaient pulser le son dans l’habitacle.

Lorsque la Lexus passa Marble Arch pour s’engager le long du parc, et que le dernier Kendrick fit place à Dark Side Of The Moon, l’album étalon de Pink Floyd pour tester un système hi-fi dans les années 70, ce fut comme si le tableau de bord s’était transformé en une console analogique 48 pistes et qu’un mur d’enceinte de studio avait remplacé la vitre avant. Spatialisé... Aussi à tort et à travers soit-il employé, le terme prenait ici toute sa dimension. Il faut entendre la tessiture des basses, les cordes de l’instrument palpiter sous la pression des doigts du bassiste, la grosse caisse en soubassement, les volutes de piano électrique qui respirent. La tentation est trop grande de s’immerger dans le son, l’on relève le niveau sonore d’un cran pour se laisser aspirer. C’est comme-ci chaque piste de l’enregistrement se libérait selon une trajectoire programmée pour réverbérer ses couleurs aux quatre coins de l’habitacle. Jouez un disque de jazz, fermez les yeux et figurez-vous les solistes alignés devant vous, sur la petite scène d’un club de Harlem, enchaînant l’un après l’autre leur solo. Ne pas faire l’étonné si le souffle du saxophone caresse la main que vous avez tendue malgré vous. Dans de telles conditions d’écoute, l’audition ne recrée pas moins de réalité virtuelle que la vue. Doucement, nous laissons filtrer le jour derrière nos paupières avec l’illusion tenace de voir la route longée de palmiers et traversée de surfeurs quand vient à aboyer le Pet Sounds des Beach Boys.   

Le plus sensationnel, c’est que vous avez beau vous sentir parfaitement englobé dans ce poste de conduite aux allures de cockpit, le son a beau flirter avec un volume proche de celui d’une salle de concert, la voix de vos voisins n’est jamais inaudible. On touche peut-être là à l’aspect le plus singulier de l’expérience : pour commenter la route, mener une conversation, il n’est nul besoin d’élever trop la voix, même à plein volume. Entre la conversation qui s’engage à bâton rompu et les décibels qui sortent des 15 hauts parleurs, l’on se dit un instant que, comme Depeche Mode, l’on apprécierait volontiers le silence. Mais voilà que Giorgio débarque avec Daft Punk dans notre studio mobile pour nous livrer ses trucs de producteur. Quand enfin, Prince s’invite dans l’habitacle, tout fait sens. Lui qui enregistrait au minimum une chanson par jour passait chaque soir dans son carrosse, alors qu’il partait en virée, la cassette encore toute chaude de ses enregistrements du jour. Comme on le comprend.